Jean François Marc - plasticien/scénographe

 

vendredi 30 septembre 2016

Roman photo urbain

Raconter une histoire en photos et l’exposer dans la rue (tirage grand format), dans un parcours déterminé, la lecture du roman s’effectue en marchant.
« Un roman-photo ou photo-roman est une histoire, généralement sous une forme proche de la bande dessinée,
composée de photos agrémentées de textes disposés dans des phylactères »




Descriptif de l‘atelier : 
Transformer une histoire courte, inventée ou tirée d’une chanson, d’un conte, en une histoire en image, une sorte de BD, composée de photos.
. 
Possible adaptation pour un thème documentaire, dans le but de vulgarisation scientifique : explication d’un phénomène biologique, d’un événement historique, d’un concept philosophique...
Objectif de l’atelier : 
Développer les compétences de lectures et de création d’image, en adaptant un récit en image, comprendre les angles de vue, les plans, le cadre

Utiliser un appareil photo numérique, et traiter les images sur ordinateur (téléchargement, classement, recadrage, réduction, agrandissement, luminosité, contraste...).

Développer la créativité dans l’invention d’une histoire courte, ou dans l’adaptation d’une histoire, d’une chanson, ou dans la création de la suite d’une histoire.

Développer les compétences dans l’écriture d’un récit : trame de narration, chronologie des événements, orthographe, traitement de texte sur ordinateur.

Développer le travail en équipe autour d’un projet commun : Écouter et proposer, Mettre en commun les différentes propositions,
trouver un rôle pour chacun (acteurs, photographie, organisation).

Matériel et conditions nécessaire : appareil photo numérique, ordinateurs, un logiciel de traitement de texte, un logiciel de retouche/ photo
Un fond vert pour les incrustation d’image .


mardi 3 décembre 2013

"Le temps des sirenes "/ classe de CM2 /ecole primaire Estaque Gare / Marseille/


Le Temps des sirènes
est une recréation artistique, poétique et véridique de l’histoire des tuileries du Bassin de Séon,
par des enfants de l’Estaque et des artistes invités dans leur école. Pendant une année, ils ont sillonné leur quartier à
la recherche des traces et des voix d’un passé centenaire qui vit ce petit bout de Marseille se peupler d’une mosaïque humaine venue de toute la méditerranée afin de produire des tuiles pour le monde entier.

Loin des clichés chics dans lesquels on emballe parfois l’Estaque, ils se sont plu à collectionner les tessons de tuiles
et de briques qui forment le sol même de leur quartier et à
les magnifier en les recréant artistiquement.
Aiguillonnés par la curiosité archéologique, ils ont cartographié leur territoire, révélant des vestiges qui ne disaient plus leur nom :
murs d’usine, restes de cheminées, vieux outils dont on ne sait plus rien.


Poursuivant leur enquête auprès des habitants de leur quartier, ils ont su retracer les chemins perdus des usines et se mettre dans les pas des ouvriers,
remplissant de leur voix les lacunes de l’histoire.
Faisant cela, ils ont restitué ce qu’il y a d’universel dans ce petit bout de Marseille où s’est joué ce que l’histoire a semé un peu partout ailleurs.

Jacques Vialle, avril 2013




Hutte à rêve /Petit art Petit 2012

La hutte à rêve est un” ersatz “de la hutte de sudation amérindienne.
Par cette construction, nous voulons permettre une pratique artistique, une pratique scientifique et abordé une pratique spirituel ou philosophique
Une pratique artistique, construction de l’armature de la “cabane “ en cannis, et impressions sur tissus de graphisme et mots exprimant des reves .
Une pratique scientifique ; connaissance des 4 points cardinaux, connaissance des 4 éléments, la terre, l'eau, le feu et l'air, sensibilisation à l’écologie.
Une pratique spirituel ou philosophique ; exprimer ces rêves, inventé des cérémonie pour exaucé ces rêves.

Les carmes / Atelier photographique / production "Les ateleirs de l'image "/Marseille /2013

Lieux Centre d'animation et de loisirs les Grands Carmes
Age ; 10 à 13 ans
Nombre de 6 à 15 participants

Theme
Inscription par superposition photographique de mise en scene individuelle et de groupe dans des images d’archive du quartier des Carmes


Méthode d’action
1)Connaissance du quartier , reconnaissance du patrimoine architecturale et humain
-Atelier chasse au photos «
reportage photographique(planche contacte) réalisé par mes soins en amont de l’atelier sur des détails d’architecture et de trace humaine
représentatif du patrimoine du quartier des Carmes.
Chasse au photos :Une planche contact pour 3 gamins et les participants au cours d’un promenade devaient reconnaître
et situé dans le temps la photo reconnu .





Rencontre intergénérationnelle
une habitante du quartier surnommé » souris » nous a offert une visite guider de l’eglise des carmes . Au travers de cette personne et du centre
d’animation d’autre rencontre étaient prévu ,malheureusement le centre d’animation étant en restructuration,
aucun suivie n’a pu être réalisé auprès de personnes ressource vivant dans le quartier .

Présentation d’ images d’archive fond DRAC du quartier des Carmes



Atelier mise en scène
Au travers de la compréhension du travail de Jeff Wall et du regard posé sur les images d’archive des carmes , proposé des mises en scène individuelle et de groupe .



Appréhension du photo montage

manuel
recherche de decors ,pour les personnages decoupés , issus des essaies de mises en scène .



virtuelle
travail par petit groupe autour du logiciel Photoshop



lundi 2 décembre 2013

"Une maison sur la tète " /ecole maternelle Estaque Gare /Marseille 13016

Atelier d'appréhension
thème " architecture et urbanisme "
Balade/chasse au trésor autour de l'école
Appréhension de son environnement proche



Construction de maison en carton



vendredi 29 novembre 2013

Festival Nuits Metis 2013/Miramas

L’atelier encadré par le plasticien Jean François Marc et démarré en 2010, c'est poursuivi auprès de tous nos partenaires jusqu’en juin 2013.
Portraits et autoportraits d’habitants de Miramas. Habitants des quartiers de Miramas, anciens travailleurs de la sncf, anciens combattants,
pensionnaires du foyer Adoma.
En 2014 un nouveau projet sera réalisé

mardi 26 novembre 2013

Le "voleur d'ombre" /ecole primaire Rognac /2013

École primaire de Rognac
Classe CP –CE1
Production "Les tetes de l'art" Marseille
Thème abordé « lumière et ombre »
Au travers d’un personnage :« Le Glaneur d’ombre » (Personnage qui glane les ombres les collectionne et les restitue )
nous avons constitué une collection" abstraite" et une collection "concrète".
collections mise en scene sur deux dispositifs.

A) temps d'experimentation





B) Temps de réalisation





lundi 30 janvier 2012

Musée nomade du quotidien /Estaque Marseille /juillet 2011

le musée nomade c'est equipé d'un espace exposition avec le concours de l'APTS (appel à projet scientifique et technique ) et du centre social de l'Estaque .
Un groupe de jeune on participé a deux ateliers ;
-Ateliers de construction aménagement du musée (electrécité, menuiserie)
-Ateliers photos : photographier son quotidien , ( initiation photo, sortie au MAC de marseille)
-Exposition des travaux photographique réalisé par les adolescents dans le Musée nomade du quotidien en septembre 2011





















"'Au temps des usines " ecole fenouille /marseille/avril 2011

Atelier de pratique artistique réalisé avec les Cm2 de l'ecole Fenouil/Estaque Gare autour de la mémoire de l'Estaque
Reconstitution photographique du littoral de l'Estaque , initiation au dessin de paysage , travail autour de l'affiche politique à la maniere de

"Au temps des usines" Ecole fenouille /Estaque Gare/ Mai 2011

Atelier de pratique artistique autour de la mémoire de l'Estaque " Au temps des usines ", regard posé sur les modifications d'un paysage ;le passé ,le présent.
Initiation au dessin de paysage , reconstitution photographique d'un paysage panoramique , travail autour de l'affiche politique de 1936 à la maniere de ;Jacques Villeglé.































"Ou vous etes" Porte d'aix Marseille /atelier photos/Mai 2011

Atelier photo coordonné par "Les tètes de l'art" ,en compagnie de Flore Gaulmier(ateliers de l'image ) autour de la mémoire d'un quartier, d'un terrain de jeux en devenir;Porte d'aix/Marseille Initiation à la photos et prise de son .






























carnaval de quartier /Martigues/ Mars 2011

Creation de costumes, brigade de recyclage ;
Materiaux de recupération ;papier affiche, plastique, carton .....







































vendredi 27 janvier 2012

Festival Nuits Metis Auto/portrait d'une ville Miramas/Juin 2011

L’atelier encadré par le plasticien Jean François Marc et démarré en 2010 c'est poursuivi auprès de tous nos partenaires jusqu’en juin 2011.
Portraits et autoportraits d’habitants de Miramas. Habitants des quartiers de Miramas, anciens travailleurs de la sncf, anciens combattants,
pensionnaires du foyer Adoma.
Au mois de juin une exposition a été organisée à la Médiathèque de Miramas.
Des sculptures lumineuses ont été aussi réalisées pour investir le plan d’eau de Saint Suspi.




























Sur le site du festival à Miramas





mardi 18 janvier 2011

Musée nomade du quotidien

L'association Pas vue à la Tv dont je suis le coordinateur a pour but :

De diffuser, conserver un patrimoine social et culturel en encourageant différentes formes d'expression et de créations culturelles et sociales.
À travers ses différentes activités et action, l’association entend encourager les échanges et les rencontres à l’intérieur d’un même quartier : travail de proximité en utilisant les différents savoir-faires des habitants, provoquant la rencontre et le dialogue intergénérationnel, interculturel et historique.
Cette association existe depuis 5 ans sur le territoire de l'Estaque (bassin de séon) à Marseille .
Nous avons entamé un projet "Album" depuis quatres années sur le quartier Bovis ,quartier de l''Estaque gare
(financé par la Région PACA , ANSEC, et le CUCS ).
Par ailleurs l'association produit des projets de pratique artistique en partenariat avec le centre social de l'Estaque et l'Education Nationale
En 2008, l'association a réalisé deux ateliers de pratique artistique et a entamé un projet avec le college de l'Estaque sur une classe de 5ème en temps scolaire.

Ces ateliers se nomment :
- "Campagne Fenouille" réalisé hors temps scolaire (financé par Jeunesse et Sport et le departement des bouches du rhône)
- "Fenêtre sur cour" réalisé en temps scolaire (financé par l''Education Nationale, REP et la fédération des AIL)
- Campagne Fenouille

historique du quartier Fenouille
Sur les friches d’ancienne tuileries, situées autrefois sur une vaste esplanade surplombant la mer, au quartier de la fontaine des tuiles , sont venus s’installer des populations de passage qui, parfois, ont fait souche en ce lieu. Il est devenu pour tous : "campagne Fenouille" (extrait de Enfants de l’Estaque, éditée par la D.R.A.C.)
Cette campagne était habitée essentiellement par des gitans pieds-noirs et des kabyles qui ont quittés l'algerie dans les années 1960






ce bidonville c'est résorbé au fil du temps les dernieres familles ont été relogées sur le lieux même en 2004

Objectifs :
Le projet par ces différents mode d’expressions met l’accent sur le thème : Les sciences sociales.
Au travers d’un filtre artistique, il mettra en valeur :
La mémoire, l’identité, l’identité collective, la transmission, le regard.
Notre projet est un projet de rencontre et d’échange de savoir afin de créer une dynamique vers l’acquisition de nouveaux savoirs.
Pour cela, l’accent est mis sur les méthodes employées, le rôle des différents acteurs et l’implication des participants sur les différentes orientations créative et technique.

Les axes de travail :
-L’expérimentation d’une démarche collective et participative.
-L’acquisition et l’exploitation d’un savoir artistique, technique et scientifique.
-La transmission de sa culture à l’autre, aux autres.
-Le regard sur son identité, sur l’identité collective, sur son histoire, sur l’histoire des autres, sur son parcours et sa trajectoire.
-On a mis l’accent sur la rencontre interethnique ce qui a permis d'exprimer un parallèle entre ces deux communautés

Les ateliers :
« Campagne Fenouille » est la réalisation d’une installation plastique
- Exprimant les souvenirs et les rêves de ce quartier transformé
- Exprimant l’histoire de ces enfants devenus adolescents.
- Exprimant La rencontre de deux communauté, gitanes et maghrebine au travers du regards de ces adolescents
- Exprimant la reconnaissance de leur histoire parallèle

Deux ateliers ont été réalisé.
Ces ateliers ont été encadré par le centre social de l'Estaque.

Un groupe de 7 adolescents ont participés à ces ateliers



-Atelier d’écriture et d'ecriture documentaire
un questionnaire a été établie et nous sommes allés sur le terrain avec les adolescents récolter les témoignages

QUESTIONNAIRE POUR LES POPULATIONS GITANES DE CAMPAGNE FENOUIL
1. D’où venez-vous ?
2. Pourquoi avez-vous choisi la France ?
3. Pourquoi l’Estaque ? Fenouil ?
4. C’est quoi être gitan ?
5. Quelle religion avez-vous ?
6. Quelle langue parlez-vous ?
7. Quelle al différence entre Manouche, gitan et tsiganes ?
8. Pourquoi vous mariez-vous jeunes ?
9. Quelles sont vos grandes coutumes ?
10. Est-ce que vous vous déplacez beaucoup ?
11. Est-ce que vos conditions de vie sont bonnes ?
12. Êtes-vous heureux de vivre comme ça ?
13. Êtes-vous allé à l’école ?
14. Avez-vous eu une éducation stricte.
15. Aviez-vous déjà de la famille ici ?
16. Travaillez-vous ?
17. Comment gagnez-vous de l’argent ?
18. Pensez-vous que l’instruction est importante ?
19. Éduquez-vous vos enfants comme vous avez été éduqué ?
20. Pourquoi donnez-vous le même prénom que le vôtre à vos enfants ?
21. Pourquoi le fait de voler la fille que l’on veut marier est devenu une tradition ?
22. Pourquoi êtes-vous devenu sédentaire ?
23. Avez-vous déjà été nomade ?
24. Souffrez-vous du racisme ?
25. Pourquoi vous ne voulez pas vous mélanger aux autres ?
26. Souffrez-vous de l’amalgame que l’on fait entre vous et les Roumains ?
27. Si on vous proposait un appartement ailleurs, est-ce que vous partiriez ?

Rencontres à campagne Fenouil avec quelques habitants qui ont accepté de répondre au questionnaire.

Rencontre avec Antoine :
Je viens de Marseille, je suis né à Marseille. Ma famille est venue d’Algérie, il y a très longtemps.
La famille était déjà là, c’est pour ça qu’on est venu là. Les gitans en vrai, ça n’existe pas.
Les gitans sont des voyageurs. Les vrais gitans viennent d’Inde. On est espagnols, on a perdu notre langue.
On est évangéliste, on étudie la vraie bible. Notre langue, c’est l’espagnol.
Les Manouches et les gitans, c’est la même chose, mais en fait, les manouches vivent en caravane.
Mais entre nous on se comprend.
On se marie jeunes pour être tranquille assez tôt. Mais, tout le monde ne se marie pas jeunes.
On a les coutumes des évangélistes, mais moi, je ne les suis pas trop. Je bouge beaucoup mais à Marseille, je bouge pour le travail.
Nos conditions de vie sont dures, c’est la misère, c’est la merde.
Mais, nos conditions restent meilleures car on est dans des maisons.
Mais, je préfère quand même la vie d’avant, au camp, car on était mieux. On vivait tous ensemble.
C’étaient des sortes de blockhaus… Maison est content de vivre dans des maisons car c’est plus confortable.
Je suis allé à l’école à Fenouil, mais j’ai arrêté tôt. Moi, j’ai eu une éducation cool, mais je sais que ce n’est pas pareil pour les filles, c’est beaucoup plus strict.
Je ne travaille pas, je suis au RMI.
L’école est très importante, je regrette d’avoir quitté l’école tôt… Mes parents n’y sont pour rien, je n’aimais pas l’école.
On donne le même prénom à nos enfants car c’est une tradition, pour ne pas oublier !
Le fait de voler une fille quand on veut l’épouser, c’est normal, comme ça elle est WW, elle est neuve.
Le rodage est neuf ! Pour ne pas que la figure tombe quand je marche dans la rue !
Nous ne sommes pas nomades, nous avons toujours été ici, sédentaires.
Parfois, c’est un peu dur le racisme que les gens ont envers nous mais ils meurent s’ils nous insultent.
C’est par solidarité que l’on reste ensemble, et on s’entend mieux entre nous.
Si on enlève une partie de l’ensemble, ce n’est pas possible, il faut qu’on reste ensemble.
Je m’en fous de l’amalgame.
Si on me proposait un appart ailleurs, je le prendrais. Je vis chez ma mère !

Rencontre avec Pierre
Je viens de France, je suis né à Marseille. Ma famille venait d’Algérie. Ils n’avaient pas le choix.
Pendant la guerre, ils ont été rapatriés d’Algérie, comme les Pieds Noirs. C’est quoi être gitans ?
Nous-mêmes, on ne le sait même pas. De toute façon, moi, je ne suis pas gitan, je suis Espagnol.
Je suis catholique comme tout le monde ici ! Je parle le français et l’espagnol, mais c’est un espagnol particulier à nous.
Quand on va en Espagne, on nous comprend mais pas tous les mots et eux nous comprennent en gros.
Il y a des mots qui sont différents.
Tout le monde ne se marie pas jeunes, moi par exemple, je ne me suis pas marié jeune.
Je pense que ceux qui veulent se marier veulent se pendre tôt !
Je pense qu’il y a des différences entre les différents gitans, mais ils se disent tous gitans !
Nos grandes coutumes sont celles de la France sauf pour le pèlerinage aux Saintes Marie de la Mer.
Je ne suis pas nomade, on a toujours été sédentaires. Stable en fait !
Nos conditions de vie sont bonnes, nous sommes des bons vivants. On prend la vie par la racine.
Je suis allé à l’école, mais j’ai arrêté très tôt, à 14 ans. J’ai eu une éducation plutôt stricte mais pas sévère.
Je pense que l’instruction est importante et c’est clair que je regrette d’avoir arrêté tôt l’école, mais voilà, c’est comme ça.
Nous étions parmi les premières familles à venir nous installer ici à campagne Fenouil.
Je ne travaille pas. En fait, je travaille ponctuellement. Je fais des gâches à gauche à droite, histoire de gagner un peu d’argent.
Je fais des petits boulots de « bourricaud ».
Le fait de donner le même prénom à nos enfants, c’est un héritage. Chez nous, on hérite pas d’argent mais du prénom de nos morts.
C’est notre coutume.
Voler la femme que l’on veut épouser, ce n’est pas une tradition. Ils font tout en traître, c’est comme ça.
Je ne souffre pas du racisme, parfois un peu. Mais tout le monde est raciste. Le racisme est partout.
Mais c’est surtout par rapport au travail qu’il y a de la discrimination.
Chacun vit sa vie. On se mélange aux autres, mais on vit entre nous. Et par rapport au mariage, je me marie avec mon origine !
Quand on nous mélange avec les Roumains, ça m’énerve. Nous c’est nous, eux c’est eux !
Jamais je ne pourrai partir d’ici. Il y a cette odeur de Marseille que jamais je ne pourrai quitter.

Rencontre avec Martine et Dolorès

Je viens de Marseille, mais je suis née en Algérie, à Alger. Je suis rentrée en France, j’étais encore bébé.
Je ne sais pas pourquoi la France.
Etre gitan c’est le plus beau !
Je crois en Dieu, je suis catholique. Je parle l’espagnol.
Pour moi, c’est pareil d’être gitan, manouche, tsigane...
Je voulais me marier jeune.
Nos coutumes ce sont nos fêtes religieuses.
Mes conditions de vie sont bonnes, je reste ici bien sûr !
Je suis allée à l’école, mais j’ai arrêté à 15 ans, ça suffisait ! Mes parents ont été cool avec moi, mais strict.
Il y a des choses que les filles n’ont pas le droit de faire !
Tout le camp, c’est la même famille. Chez nous, l’éducation est stricte, disons, que chacun sait et connaît nos coutumes et il les suit.
Surtout pour les filles.
Moi, je ne travaille pas, je touche les allocations familiales. Je pense que l’école est importante mais mes filles ont voulu arrêter d’aller à l’école, à 15 ans, comme moi. C’est elles qui décident.
J’éduque mes enfants comme moi j’ai été éduquée. Stricte mais pas sévère.
C’est une tradition de chez de donner le même prénom, c’est comme ça.
Voler la fille, c’est mieux au moins, on sait avec qui elle s’échappe.
Je ne souffre pas du racisme, de toute façon, les racistes sont des moins que rien !
On peut se mélanger avec les autres. C’est les autres qui ne se mélangent pas avec nous.
Au début ici, il y avait des Arabes. Eux ils sont partis, mais nous, on est resté. C’est pour ça qu’on est entre nous.
On est comme tout le monde, on est Français, comme les Français !
Je voudrais partir d’ici.

Questionnaire soumis aux familles des jeunes (donc aux Kabyles de Campagne Fenouil)

Je m’appelle ZAIDI Hacène et je suis né à Marseille, à l’Estaque à campagne Fenouil.
Je suis né donc en France en 1963. Ma famille est venue en France pour le travail, elle a été déportée.
Je suis né à campagne Fenouil, on y vivait. Donc, ma famille savait que ce bidonville existait car d’autres familles étaient déjà.
Beaucoup de Kabyles se retrouvaient là. Mais, il y avait aussi des Gitans d’Algérie, des Gitans de Tunisie, des Algériens, mais une majorité de Kabyle et quelques Tunisiens et Marocains.
Nos relations à l’intérieur du camp étaient tribales, nous étions tous des indésirables. On faisait partie de la même tribu !
Les conditions de vie dans le camp se résument à un mot : la misère.
J’ai quitté le camp lorsque j’ai quitté ma propre famille.
Au camp, j’y ai vécu mon enfance, mon adolescence, je l’ai quitté lorsque je me suis marié, mais il m’arrive très souvent d’y retourner.
J’ai conservé des liens avec les habitants actuels de Fenouil.
Pour moi, cette période de ma vie restera très instructive et inoubliable.
C’était la période de ma jeunesse, je ne travaillais, j’allais comme tous les enfants à l’école.
Aujourd’hui, j’ai quitté l’Estaque, je vis pas loin, à Saint André. Et je peux dire que je regrette beaucoup cette période, mais pas la misère. D’ailleurs si aujourd’hui, on me proposait une maison au camp, j’accepterais sans problème.
Car malgré le changement, le lieu est chargé de souvenirs, et en y revivant, ce serait peut-être les faire revivre, les souvenirs !
Il y a du racisme en France contre les Gitans, comme les autres communautés car la société française est comme ça.

Je m’appelle Akim et je suis né à Marseille à l’Estaque.
Ma famille est venue en France pour fuir la misère en Algérie, la vie était très dure. Et elle est venue en France pour le travail.
C’était en 1962. Campagne Fenouil, quand on est arrivé, ce n’étaient que bidonvilles et terrains vagues autour.
Tout le monde connaissait campagne Fenouil. Mais, c’est un cousin qui nous a proposé un appartement à Fenouil.
Au camp, il n’y avait que des Arabes et des Gitans. Les relations étaient bonnes, il y avait une bonne entente.
Les communautés étaient des Maghrébins et des Gitans.
Mais la plupart des Maghrébins étaient kabyles, il y avait quelques Tunisiens et Marocains et les Gitans venaient soit d’Algérie, soit de Tunisie.
Les conditions de vie étaient très dures, c’était la misère.
Nous sommes partis à cause du voisinage. En tout, j’ai dû vivre 10 ou 12 ans à campagne Fenouil.
Je revois des habitants du camp de temps en temps. Cette période de ma vie est quand même marquée de bons souvenirs, j’étais jeune, je ne travaillais pas.
Aujourd’hui, j’habite à Saint André, ce n’est pas loin. Et c’est vrai que je regrette un peu cette période de ma vie car j’ai de bons souvenirs et on y passé de bons moments. Mais, jamais si on me proposait une maison au camp, je n’y retournerais.
Pourquoi ? Parce que mon frère est décédé dans le camp, et ça c’est pas un bon souvenir.
La société française n’aime pas les Gitans, mais il y a du racisme partout !

-Atelier photos et construction



Partenaires :
- Préfiguration du centre social de l’Estaque (fédération les AIL)

Rôles : accueil et encadrement.
- Association Cris, Ecrits
Rôles :atelier d’écriture

- MMA
Role ;Encadrement


Projet Fenêtre sur cour :

Ecole primaire Fenouil Classe CM1 19 eleves

Descriptif du projet :

Les lieux-dits sont des endroits de faibles étendues, dont le (nom) vient souvent d''une anecdote concernant ce lieu.
Nous avons recherché au travers de temoignages, les lieux-dits ancrés dans la mémoire collective du quartier (situé entre l’Estaque et St Henri ).
À partir de cette liste de lieux-dits nous avons materialisé des fenêtres sur le mur de la cour de l’école.
À l’interieur de ces fenêtres les éleves ont realisés des paysages (entre imaginaire et réalité) representant les lieux-dits .
Nous avons utilisé la photographie, la peinture, le texte pour exprimer ces vues, ces paysages .

les ateliers :

- texte :

Au travers de témoignages, de recherches auprès des habitants, des parents, bibliothèques, collèges...Nous avons recolté les anecdotes décrivant et nommant ces lieux-dits.

- photo :

Choix des 10 fenetres ,des 10 vues
Création des maquettes à l’échelles des fenêtres fabriquées en carton
Ces maquettes serviront de cadre pour la prise de vue

- Peinture :

Les photos de paysages prises lors de sorties sont numerisées et reproduites en noir et blanc en grand format. Sur ces reproductions les éleves ont interprétés, en couleur, le paysage.




- Projet Album :

Ce projet entamé depuis quatre années avec la complicité de François Moura, photographe et Bruno Ledantec, écrivain a pour volonté de réaliser un album photo du quartier Bovis (patrimoine humain et architectural) et d''établir au travers d''un questionnaire type, un constat de ce même quartier : histoire, relations humaines interculturelles et intergénerationnelles.
Son sens premier est de rassembler les habitants autour d''un repas de quartier melant culture culinaire et culture artistique






Musée nomade du quotidien
Penser globalement, agir localement » rené DUBOS

- Le musée :
Territoire « un agencement de ressources matérielles et symboliques capable de structurer les conditions pratiques de l’existence d’un individu ou d’un collectif social et d’informer en retour cet individu et ce collectif sur sa propre identité » (Bernard Debarbieux, géographe)

Inventer un Musée nomade.
Ce musée a pour volonté de rassembler des informations et des réflexions concernant un territoire .
Informations relatant l’histoire humaine et architecturale sans stigmatiser une population.
Reflexion autour de la problématique qu’engendre la mutation d’un territoire .
Musée de l’histoire qui passe , musée du changement ,musée du présent , musée du patrimoine immatériel, musée d’art.
Inventer un dispositif , un outils permettant de conserver ces traces du passé , de provoquer des rencontres ,de relater des rencontres, des savoirs faire, des savoir vivre.
De divulguer et d’enrichir ce patrimoine immatériel au travers d’actions .
Musée voyageur qui racontera une histoire d’une contrée dans d’autres territoires , d’autres terroirs .

le patrimoine existant :
Musée ayant la volonté première de rassembler l’existant ; les actes de mémoire réalisé par divers acteurs , les actes citoyen, les actes artistique réalisés par divers moyen .
Musée que l’habitant nourri de photos, d’anecdote,de projet , de réflexion .
Musée confrontant l’histoire des livres avec l’histoires des corps
Musée des petits métiers , des savoirs faire ,des savoirs vivre .
Afin de completer la mémoire existante, nous développerons des activités autour du documentaire audio , vidéo , photo , écrit .

Les ateliers de pratique artistique :
Ces ateliers sont diffusés via les centres sociaux, les écoles , la rue .
Au travers des pratiques artistiques , le musée relate les émotions, regard poétique sur l’ histoire ,le territoire .
Le musée permet d’une manière interactive (type installations) de diffuser le résultat de ces ateliers .

Les invités :
Regards croisés :
Inviter des artistes, des quidams , des scientifiques ,à croiser leurs regards autour de la problématique d’un territoire ,sans compassion ou exotisme ,afin de mettre en place une action artistique .

Moyens techniques :

Ce musée sera concrétisé par 3 containers de 20 pieds
Un prototype sera établi pour l’année 2008 -2009 afin de confronter nos réflexion à la réalité du terrain et des habitants .
À terme, deux autres musées sont prévus pour 2010 et 2011
Ces trois structures existeront soit individuellement soit par trois .
Espaces équipés pour la diffusion et l’enregistrement de sons et d''images .
Espaces d’exposition et d’atelier destinés aux pratiques artistiques et aux invités.
Espace documentaire destiné a la récolte d’images et de sons et autres .
Espace mini bibliothèque comprenant des ouvrages relatant le territoire au sens large ;
-ouvrages sur l’histoire de l’art et les sciences naturelles et sociales et autres quotidiens
. -Mise en place d’un site Internet ou d’un bloc (plus facile d’accès) retraçant et relatant les récoltes .
Dans la même démarche, l''association Pas Vue à la TV, en parteneriat avec la Préfiguration du centre social (fédérations des AIL) , l''éducation national(REP) , l'école primaire Estaque gare et le collège de l'Estaque et l'association RIO continue ce travail durant l''année 2008 .






mercredi 26 novembre 2008

roman photo urbain

Un projet ce met en place avec l'ecole primaire de l'Estaque gare et le college
Intervenant jean marie CHANGEZ association RIO et jean francois Marc association Pa Vue à la TV
le proget
Inventer un "roman photo urbain "retracant au sein même des rues un passé industrielle et un destin de loisirs
au moyen de photo , d'ecrit, de son .
Theme
immigration / histoire industrielle /Destin croissées /traget singulier
Nous avons commenés par une ballade , chemin de traverse entre l'Estaque Gare et le quartier Riaux
Objet
Collectage d’element physique et photographique afin de formé un mini musée
Outils pour la ballade
Petit sac plastic transparent
serie de photo imprimer prise lors du reperage de la balade
image exprimant un paysage
un detail d'architecture
une trace du passé
Consignes données lors de la ballade
Rechercher ou les photos ont prise et pourqu'oi elles ont ete prise
Recolter des elements physique qui pour eux appartenaient au passé